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Fred Buyle, Explorateur, Apnéiste et Photographe

L’océan est ancré dans nos gênes, la vie est venue des océans, notre histoire en tant qu’espèce en est indissociable.

Après plusieurs années de compétition au niveau mondial, l’Apnéiste Fred Buyle décide d’arrêter sa carrière sportive pour se consacrer à l’exploration des océans et à leur préservation à travers notamment d’exceptionnels reportages sous-marins. Fred nous parle de sa passion et de ce sport accessible à tous.

Fred Buyle

Tu es un ancien Sportif de Haut Niveau, quel est ton palmarès ? 

Entre 1994 et 2004, j’ai été athlète professionnel. Pendant ces années j’ai obtenu 4 records du monde, un titre de champion du monde individuel et la coupe du monde en équipe. 

Qu’est-ce qui te plaisait dans ce sport ? Souvent les gens parlent d’un sport extrême, est-ce le cas selon toi ?

L’apnée n’est pas un sport extrême. Un sport extrême implique l’adrénaline, la plongée en apnée, c’est exactement l’opposé que l’on recherche, pour être performant il faut éviter les grands écarts émotionnels.

Quant à la notion de danger très présente dans les sports extrêmes, ce qui les rend extrêmes c’est surtout les dangers objectifs sur lesquels nous n’avons pas de prise.  Par exemple, un alpiniste aussi bien préparé qu’il soit, ne pourra rien faire si une chute de pierre survient.

En apnée de compétition, le danger objectif n’existe pas, seul le danger subjectif est réel autrement dit le danger qui découle de notre propre comportement.

Personnellement, je n’ai jamais été fan des activités « extrêmes », ce n’est pas dans ma nature.

Tout se passait bien pour toi en tant que sportif de haut niveau, pourquoi alors avoir arrêté la compétition ?

La compétition était principalement un moyen de faire des rencontres, d’apprendre et d’appliquer une méthodologie. Au bout d’un moment, on en fait le tour et cela devient assez routinier : on sait comment se préparer, planifier les entraînements et mettre en place un nouveau record. Je sentais que je devais passer à autre chose…

Tu as arrêté la compétition mais pas l’apnée. 
Parce que tu ne sais pas vivre sans cette passion ? 

Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours voulu explorer les profondeurs de l’océan. Pour cela, la manière la plus simple et naturelle, c’est l’apnée. 

Vers l’âge de 7 ans, j’ai commencé avec mes palmes, mon masque et mon tuba et ce fut une révélation. Par la suite, j’ai continué de plus en plus assidument à explorer les fonds marins.

C’est au début des années 90, que j’ai commencé la compétition quand le sport s’est structuré. C’était une belle aventure humaine. Mais, finalement, la passion de l’exploration a toujours été la plus forte. Finalement, aujourd’hui je me rends compte que la compétition n’était qu’une parenthèse à une certaine période de ma vie. 

Qu’est-ce que l’apnée (hors compétition) vous apporte au quotidien ? 

L’apnée n’a jamais été un but pour moi mais un moyen, un outil comme un autre. Cet outil me permet de travailler avec passion et de réaliser des choses que je ne pourrais pas réaliser autrement. C’est une école de rigueur et d’humilité ce qui influence évidement ma vie au quotidien et la manière dont je vois l’existence.

Aujourd’hui, l’apnée te permet de faire un autre métier ? 

Grâce à l’apnée, on peut faire plein de choses. 

Dans mon cas, très vite cela a été un moyen pour réaliser des images sous-marines. En apnée on ne fait pas de bruit, les animaux sont moins dérangés qu’en plongée avec bouteilles et du coup ils viennent plus facilement au contact. Toutes les approches sont plus naturelles et en phase avec la nature. 

Grâce à l’image sous-marine, j’ai pu travailler avec des scientifiques sur leurs missions de terrain. Régulièrement, je pose des balises sur les requins, je fais des photos d’identifications ou encore je travaille sur des expériences acoustiques avec les cétacés.

L’apnée me permet de devenir le lien entre les animaux et les biologistes.

C’est un sport que l’on pratique à n’importe quel âge ? Faut-il avoir des prérequis ?

Oui absolument l’apnée est un sport pour tous. Pour reprendre l’expression consacrée, c’est accessible de 7 à 77 ans ! On peut initier les enfants mais aussi des personnes plus âgées car c’est un sport aquatique peu traumatisant pour le corps. Très vite on peut acquérir de belles sensations et des performances individuelles gratifiantes.  J’ai un ami de 82 ans et qui descend encore à plus de 60 mètres !

Constates-tu un nouvel engouement pour ce sport ?

Oui clairement, l’apnée loisir est en pleine explosion. Longtemps on a cru que l’apnée était une activité réservée à des personnes ayant des habilités exceptionnelles, ce n’est absolument pas le cas.

Depuis une dizaine d’années, les cours se sont développés et la méthode permet en un weekend de découvrir l’activité et toute sécurité. 

Comment définirais-tu la mer ? 

La mer est un des derniers espace de liberté… pour le meilleur et pour le pire…

Fred, comment définirais-tu ton rapport à la mer ? 

Passer du temps sur et sous l’océan est vital pour moi. Je pense que l’océan est ancré dans nos gênes, la vie est venue des océans, notre histoire en tant qu’espèce en est indissociable, c’est pour cela qu’il faut le protéger à tout prix.

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